Tiqqar, ancienne tradition de jeu et combat en Kabylie.

Tiqqar, ancienne tradition de jeu et combat en Kabylie.

Ce jeu consistait également en un apprentissage du combat dont voici les règles (trouvées sur Internet):

Les adversaires s’entendent sur les nombre de joueurs, soit individuellement ou par équipe ou bien en se lançant un défi (1 contre 2 ou 3 etc.) cad que l’on définie un nombre de personnes à vaincre que l’on ne peut remettre en question une fois le choix fait. Un joueur proclamé vainqueur doit toujours accepter la revanche à la demande du vaincu, même après un temps très long, sous peine d’être ridiculisé par les autres. Il existe des terrains vagues peu accidentés amareg ou annar que les enfants occupent pour ce jeu.

Règles du jeu:
– Les joueurs utilisent exclusivement les pieds (ni le genou, ni les mains).
– Les attaques sont portées lorsque les joueurs sont face à face (il est interdit d’attaquer par derrière par surprise).
– Il est interdit d’attaquer à la tête ou sous la ceinture!
– Les mains doivent être utilisées uniquement pour s’agripper à un support (bâton, talus, mur, etc…)
– Dans certaines formes, les joueurs peuvent utiliser tout le terrain disponible. Dans d’autres formes, on trace un cercle au sein duquel les joueurs ne peuvent en sortir sous peine d’être éliminé du jeu.
– Il est interdit de frapper un adversaire à terre!
– Les joueurs peuvent prévoir de jouer à cloche-pied, l’autre pied frappe.

Technique de frappe :
– coups de pied chassés
– coups de pieds talons
– coups de pieds en sautant
– coups de pieds talon retourné
– coups de pieds abucelaid ( cravache coup de talon fouetté).
L’efficacité du combattant réside en grande partie dans sa stratégique. Le joueur peut alors chercher un point d’appui sur un arbre, un bâton, ou sur l’adversaire lui même; la stratégie consiste, tout en menant le combat, à trouver le moyen d’amener l’adversaire jusqu’à l’élément d’appui; ou bien à chercher à occuper la position favorable, par exemple en hauteur sur un talus pour diminuer le champ d’attaque de l’adversaire. Certains joueurs habillés de gandoura peuvent dissimuler ainsi les coups. Quand celle-ci devient trop gênante, il arrive que le joueur retienne avec la bouche un pan de la gandoura en la mordant .
Le jeu peut être interrompu à la simple demande d’un des joueurs lorsqu’un d’entre eux est fatigué, il peut demander un temps de repos puis reprendre le jeu; ou bien s’il a affaire. Lorsqu’il reprend le jeu, il doit venir se placer face à l’adversaire. Un joueur peut être disqualifié lorsque il abuse de temps d’arrêts autorisés ou bien lorsqu’il se met hors de portée (hors du cercle par exemple etc.) , lorsqu’il utilise la main pour attaquer et enfin lorsqu’il ne fait pas preuve d’honnêteté, qu’il s’arrête par exemple et rentre dans le jeu sans prévenir l’adversaire.
Aujourd’hui cet art du combat s’est un peu perdu en Kabylie mais sous l’initiative de personnes initiées à divers arts martiaux notamment japonais, a été sorti de sa région d’origine et est actuellement pratiqué dans plusieurs pays sous une forme moderne appelée Kidokan
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