Tizi Hibel s’est recueillie à la mémoire de “Fouroulou”

Le village Tizi Hibel a rendu un vibrant hommage à l’illustre écrivain Mouloud Feraoun, qui a été assassiné par la sinistre OAS, le 15 mars 1962.

Comme chaque année, la journée du 15 mars, date anniversaire du lâche assassinat de l’illustre écrivain Mouloud Feraoun et de ses cinq compagnons Ali Hammoutène, Salah Ould Aoudia, Max Marchand, Robert Aymard et Eric Basset, perpétré par la sinistre OAS de Susini le 15 mars 1962 au Château Royal de Ben Aknoun, la Fondation Mouloud Feraoun pour l’éducation et la culture, le comité de village de Tizi Hibel, l’APC d’Aït Mahmoud, la daïra et la section ONM de Béni Douala, tout comme la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou ont conjugué leurs efforts pour rendre un vibrant hommage à l’ancien instituteur et célèbre écrivain que les anciens du village continuent d’appeler encore avec beaucoup de respect et d’admiration “L’Mouloud Ath Chabane”. Comme pour illuminer la tombe du “fils du pauvre” et replonger la nombreuse assistance dans le souvenir impérissable des belles années de “Fouroulou” de la tendre enfance, un beau soleil printanier était au rendez-vous face au majestueux Djurdjura superbement vêtu de blanc pur comme l’âme de Feraoun et de ses compagnons, ces intellectuels atrocement assassinés par les partisans de l’Algérie française qui prônaient la politique de la terre brûlée à quelques jours seulement du cessez-le-feu historique du 19 mars 1962 scellant ainsi la Fête de la victoire pour des millions d’Algériens. Et la section locale de l’ONM et des fils de chouhada de Béni Douala avaient choisi judicieusement ce double anniversaire du 15 mars et du 19 mars pour honorer quatre anciennes moudjahidate de la région avant de se recueillir, au cimetière de Tizi Hibel, sur la tombe du regretté Mouloud Feraoun et devant la stèle des “dix-huit martyrs inconnus” tombés au champ d’honneur dans la région durant la guerre de libération nationale, il était évident que les citoyens et les autorités locales des Ath Mahmoud et des Ath Douala tenaient à associer presque religieusement leurs prières et leur devoir de mémoire pour tous ces valeureux martyrs de l’Algérie libre et combattante. “Nous sommes terriblement émus de commémorer le 54e anniversaire du lâche assassinat de Mouloud Feraoun et de ses cinq compagnons qui ont fait l’objet d’une mort atroce de la part de l’OAS qui avait profité d’une réunion de travail des inspecteurs des centres sociaux pour les abattre froidement dans la cour de Château Royal de Ben Aknoun.” “Dites-vous bien que les malheureuses victimes ont assisté à leur propre mort du fait que les assassins de l’OAS avaient d’abord utilisé un fusil-mitrailleur pour les mitrailler au niveau des membres inférieurs et les obliger à se mettre à genoux pour les achever par balles, un par un”, a tenu à témoigner douloureusement Ali Feraoun, fils aîné du chahid, au milieu d’une foule visiblement émue par ce cruel souvenir, alors que la directrice de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, Nabila Goumeziane, a profité d’une telle circonstance pour annoncer une autre cérémonie de recueillement prévue aujourd’hui, au cimetière M’douha de Tizi Ouzou puis à la maison de la culture Mouloud-Mammeri, à la mémoire des six inspecteurs de l’enseignement assassinés par l’OAS.

Mohamed HAOUCHINE | Liberté-Algérie

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