Saint-Augustin, les confessions d’un Amazigh…

Saint-Augustin, les confessions d’un Amazigh…

Il est peut-être l’Amazigh le plus connu de par le monde. Mais on ne dit pas ailleurs qu’il est Amazigh. On préfère taire ses origines ou se contenter de dire qu’il est Africain. Saint-Augustin a tellement d’influence sur les adeptes de la religion et de la philosophie chrétiennes qu’il est
incontournable.

Les textes les plus connus de Saint-Augustin sont Les Confessions, La cité de Dieu et De la
trinité. Le grande penseur découvre la philosophie vers 15 ans, en lisant Cicéron, mais c’est d’abord au manichéisme qu’il se convertit. Cette religion connaît à cette époque une grande expansion. Elle enseigne une vision dualiste et tragique du monde (le conflit entre le
Bien et le Mal) et préconise une morale ascétique par laquelle l’âme ferait son salut en s’arrachant au monde mauvais.

Augustin, déchiré par ses conflits internes, est séduit par cette doctrine et y adhère pendant 9 ans. A son arrivée à Milan, il s’éloigne déjà du manichéisme. Il subit alors l’influence du grand théologien chrétien Ambroise (plus tard Saint Ambroise) qui lui fait découvrir le néo-platonisme. Il
se tourne alors vers le christianisme, mais cette adhésion intellectuelle n’est pas encore décisive.
C’est dans un jardin de Milan que lui vient la révélation. Il entend une voix qu’il interprète comme
celle de Dieu. Abandonnant l’enseignement, il se retire avec quelques amis et rédige ses premiers
dialogues philosophiques. Puis ce sera trois ans de vie monastique et enfin les charges ecclésiastiques. A partir de ce moment, la vie d’Augustin se confond avec l’activité qu’il exerce comme prêtre puis comme évêque.

Participant activement à tous les grands conflits qui secouent l’Eglise d’Afrique, il produit
en même temps une œuvre immense, à la fois philosophique et théologique.
La fin de la vie d’Augustin est assombrie par l’effondrement de l’Empire romain d’Occident. C’est
dans une ville assiégée par les Vandales qu’Augustin meurt le 28 août 430 à Annaba. Mais ses quêtes mystiques et intellectuelles sont toujours vivantes…

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