Timechret ou Taouzaât (LEWZI3A)

Timechret est une fête kabyle ancestrale. Un rituel qui a su perdurer dans la plupart des villages.

Timechret (Taouzaât) célèbre les fêtes religieuses, comme « Taachourth » et « l’mouloud ». C’est  aussi une occasion pour honorer les saints. Le rituel intervenait aussi, plus maintenant, pour faire face aux malheurs, notamment la sécheresse. Il consiste à sacrifier des bovins, pour permettre à tous les habitants du village de partager le même repas, quelque soit le rang social.

Un repas traditionnel digne de ce nom, est alors préparé. Il s’agit notamment d’un couscous aux légumes et à la viande rouge. Les femmes du village ont comme tache, de rouler le couscous. Elles s’y prennent une semaine durant, avant l’événement. Les hommes de leurs coté, récoltent des dons pour l’achat des bœufs et des légumes. La veille du jour J, la ou les bêtes sont sacrifiées. Le lendemain, très tôt le matin, les plus habiles découpent la viande en parts égales. Enfin, les plus jeunes s’organisent, pour assurer le meilleur service aux convives.

Quand l’événement si attendu arrive, tous les villageois se réunissent au lieudit. Même les gens partis ailleurs, ne ratent pas cette l’occasion de venir retrouver l’ambiance du village. Timechret a au moins le mérite de rassembler tous les enfants du village, où qu’ils soient. Ce jour là,  rien n’est laissé au hasard. Les bénévoles forment des équipes. Il y en a qui vont servir le couscous, d’autres la sauce qui va avec, d’autres encore se chargent d’apporter l’eau et les boissons gazeuses. Les pauvres et les riches, partageront ainsi le même repas autour d’une même table. Les parts des absents qui ne peuvent être présents (les émigrés par exemple), sont remises à leurs familles.

Timechret est aussi l’occasion de se retrouver et de discuter sur plusieurs thèmes. Les problèmes du village sont abordés, et ceux qui sont « bien placés » sont sollicités pour apporter leur aide. Ensuite les soucis laissent place aux anecdotes amusantes, et aux récits des plus âgés, qui comme toujours par « Guezzmane » (dans le temps). Dans certains villages, les sages s’occupent de récolter des dons pour les plus démunis.

Par K-A 

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