Sans les berbères, Christophe Colomb n’aurait pas découvert l’Amérique

Nos ancêtres les berbères sont-ils à l’origine de la découverte de l’Amérique en 1492? Oui, dans un certain sens, répond le très sérieux journal Le point, et pour cause.

L’armateur des 3 caravelles, (La Santa Maria, la Nina et la Pinta) qui ont permis à Colomb de se lancer à l’assaut de l’atlantique n’est autre que Martín Alonso Pinzón, chef d’origine berbère de la principale famille d’armateurs d’Andalousie.

Flashback: En1492 lorsque Christophe Colomb cherchait non sans mal à rassembler navires et équipages pour son lent périples vers les indes, il reçut la visite d’un armateur d’origine berbère, inconnu jusque-là au bataillon.

Sentant la bonne affaire, Martín Alonso Pinzón proposa une association à Colomb, conscient qu’il toucherait le Jackpot si le navigateur arrivait effectivement à trouver une nouvelle route des indes.

Le contrat scellé, les deux hommes se lancèrent des lors à l’assaut de l’atlantique avec le résultat que l’on connait.

OnetwoTrisme oblige, sans l’armateur Colomb n’aurait peut être jamais atteint son but. Comme quoi, les manuels d’histoires nous cache parfois bien des choses…

Sans la famille Pinzón de Palos, le navigateur italien n’aurait jamais trouvé ni caravelles, ni marins pour l’accompagner.


Le 3 août 1492Christophe Colomb lève l’ancre pour chercher une nouvelle route vers les Indes et trouve… l’Amérique ! Et dire que sans lui, on n’aurait jamais connu Lady GagaJustin Bieber et George Bush… Il ne sait pas encore qu’il va découvrir un nouveau continent, mais son âme est exaltée. Sur la première page de son journal de bord, il note : « En cette année 1492, après que Vos Altesses eurent mis fin à la guerre contre les Maures en la très grande cité de Grenade, elles pensèrent, comme ennemis de la secte de Mahomet, m’envoyer aux Indes. Elles m’ordonnèrent d’emprunter la route de l’Ouest, m’anoblirent et décidèrent que je serai grand amiral de la flotte océane et vice-roi des terres découvertes et à découvrir. Je quittai le port de Palos. » Comme on le verra, la « secte de Mahomet » prendra sa revanche sur les Twin towers…
Quand il débarque à Palos (aujourd’hui, Huelva), armé des recommandations du couple royal, l’amiral n’est cependant pas accueilli à bras ouverts par les habitants. Qu’est-ce que c’est encore que ce fêlé de la cafetière qui cherche l’Inde à l’Ouest ? C’est aussi idiot que de rechercher la relance en sonnant à l’Élysée… Un arrêté royal demande pourtant à Palos de lui faciliter la tâche : « Il est enjoint à la municipalité du port de Palos de procurer à l’amiral Colomb deux caravelles, de les mettre en état, et de les armer. » Inutile de dire que la ville ne se décarcasse pas pour donner ses plus beaux navires à Colomb. Celui-ci se retrouve avec deux vieilles caravelles à peine en état de naviguer. Même le capitaine Pédalo hésiterait à monter à bord… Quant à trouver des volontaires pour embarquer, c’est mission impossible. Colomb a beau dresser sur le quai une table couverte de pièces d’or et promettre un salaire plus élevé que le minimum syndical, aucun marin ne se présente. Suivre cet Italien vers l’Ouest serait un suicide. Autant soutenir Sarkozy aux futures Présidentielles…

Un an de vivres

Alors qu’il commence à désespérer, Colomb reçoit la visite de Martín Alonso Pinzón, le chef de la principale famille d’armateurs de Palos, d’origine berbère. L’homme a bien réfléchi, il se dit que, si Colomb a raison en cherchant les Indes à l’Ouest, c’est la fortune assurée. Il décide de tenter le coup en lui proposant une association. Dès lors, c’est du gâteau, Pinzón fournit deux caravelles de belle allure pour remplacer les deux épaves fournies par la cité, et convainc un capitaine basque, Juan de la Cosa, de participer à l’expédition avec son navire, la Santa-María, déjà armée d’un équipage. Les marins de Palos se précipitent pour se faire enrôler.
Colomb prend le commandement de la Santa-María (Juan de la Cosa devient son second), qui est la plus grande des trois nefs avec 35 mètres de long sur 8 de large. En fait, il ne s’agit pas d’une caravelle, mais d’une caraque, un navire plus robuste et moins rapide, qui jauge 233 tonneaux et emporte 39 hommes d’équipage. Vicente Yañèz Pinzón commande la Niña, d’une dimension plus modeste et aux voiles latines (triangulaires) : 21,44 sur 6,44 mètres, 105 tonneaux et 20 hommes d’équipage. Enfin, son frère Martín Alonzo Pinzón dirige la Pinta : 15 et 23 mètres de long sur 6 mètres de large, 110 tonneaux et 20 hommes. Aux marins, il faut ajouter les officiers, un notaire, un interprète, un contrôleur royal, un médecin, un archiviste, un officier de justice en chef et des familiers de Colomb. Au total, 87 hommes prêts à affronter l’inconnu. Colomb embarque un an de vivres basés sur une ration quotidienne d’une livre de biscuit et de trois cents grammes de viande boucanée ou de poisson séché. Poutine envoie le méga brochet de 21 kilos qu’il vient de pêcher… Colomb prévoit encore des légumes secs, du fromage, de l’huile, du vinaigre et des oignons réputés combattre le scorbut. Pour boire, il embarque deux litres de vin par jour et par homme, et environ un demi-litre d’eau par repas. Enfin, il n’oublie pas le dernier CD de Carla Bruni, une arme imparable pour endormir l’équipage en cas de mutinerie…

« Au nom de Dieu, larguez ! »

Lors du départ de la flotte, tous les habitants de Palos sont rassemblés sur le port. L’atmosphère est recueillie, chaque habitant de la cité possède un père, un époux, un proche à bord des trois navires. Beaucoup de marins ne reviendront jamais. La veille, c’était la fête de la Vierge des miracles, tous les villageois et les marins se sont retrouvés dans l’église pour prier à voix haute. Sur le quai, ils continuent de prier dans un bourdonnement incessant. Aux premiers rayons de soleil jaillissant de l’horizon, l’amiral s’écrie avec émotion : « Au nom de Dieu, larguez ! » À bord des caravelles, les officiers crient les instructions. Les voiles blanches sont hissées. Les femmes lancent leurs dernières recommandations à leurs maris, leurs fils, leurs frères. « Surtout, rapportez-nous des iPad de Singapour, ils y sont moins chers ! » Les trois navires s’éloignent pendant que les marins chantent le Salve Regina.
Christophe Colomb, très ému, se tient sur le château arrière de la Santa-María, dans son costume d’amiral doublé de fourrure grenat. Cap sur les îles Canaries pour chercher les alizés soufflant vers l’Ouest. Le chef de l’escadre, qui ne fait pas confiance au GPS, dispose d’un compas doté d’une rose des vents graduée. La vitesse du navire est mesurée avec la méthode du loch. Les marins jettent à l’eau une planche suffisamment lestée pour qu’elle reste sur place et reliée au navire par une ligne dotée de noeuds régulièrement espacés. Il suffit de compter le nombre de noeuds défilant durant l’écoulement d’un sablier de 30 secondes pour connaître la vitesse. Les noeuds sont espacés de telle façon que chacun d’entre eux correspond à un mille par heure. Le marin qui compte 5 noeuds durant 30 secondes sait ainsi que le navire file à 5 milles par heure. La latitude (c’est à dire la position entre les pôles et l’équateur) se calcule grâce à la hauteur du soleil sur l’horizon, à midi. En revanche, la longitude (position est-ouest) est impossible à connaître, faute, à l’époque, de montre précise.
Le lundi 6 août, première avarie sérieuse : le gouvernail de la Pinta se détache. Heureusement, le temps est beau, permettant une réparation immédiate. Il casse de nouveau le lendemain. Les trois navires parviennent néanmoins à rallier les Canaries. La Pinta se rend dans la Grande Canarie pour réparer. On en profite pour changer le gréement à voiles de la Niña pour un autre à voiles rectangulaires, plus rapide. Les deux frères Pinzón proposent à Colomb de faire escale à La Gomera, île gouvernée par leurs cousins les Gomeros, où ils sont accueillis le 11 août par Doña Beatriz de Bobadilla (ou de Bouabdallah). Les trois caravelles sont chargées de fruits et d’animaux vivants. Quelques volontaires dans la famille des Gomeros se joignent à l’expédition. Le 6 septembre, voilà l’escadre de l’amiral Colomb qui effectue le véritable départ pour l’inconnu. Cap à l’Ouest, le long du 28e parallèle. Sur le pont de la Santa-María, un individu au strabisme prononcé entame le célèbre hymne des marins : « L’Amérique, l’Amérique, je veux l’avoir, je l’aurai… » Le 12 octobre, après deux mutineries et cinq semaines de navigation, Colomb et ses hommes découvrent les Bahamas. Le début des emmerdes…
Source: lepoint.fr
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